La question revient dans presque tous les projets de salle de bain : le parquet, c’est plus chaleureux, mais est-ce raisonnable dans une pièce où l’on prend des douches ? La réponse dépend moins du goût que de la ventilation, de l’usage et de ce qu’il y a sous le revêtement.
Ce que chacun supporte vraiment
Le carrelage, en grès cérame, absorbe très peu d’eau et ne craint ni les projections ni le nettoyage à grande eau. Il est indifférent à l’humidité ambiante et se pose aussi bien au sol qu’en paroi de douche. Son point faible est sa froideur sous le pied, qu’un plancher chauffant règle complètement.
Le parquet massif ou contrecollé, même en bois dit adapté aux pièces humides, reste un matériau vivant : il gonfle et se rétracte avec l’humidité. Il tolère une salle de bain familiale bien ventilée, pas une douche à l’italienne où l’eau ruisselle, ni une pièce sans extraction efficace.
Le vrai critère : la zone
- Dans la douche et sur ses abords immédiats : carrelage, sans hésitation, avec une étanchéité sous le revêtement.
- Devant le lavabo : les deux sont possibles, avec un parquet correctement huilé et des joints soignés.
- Dans la partie sèche d’une grande salle de bain : le parquet fonctionne, et le contraste avec une zone carrelée donne souvent un très beau résultat.
- Dans une salle d’eau d’appartement sans fenêtre : carrelage, parce que la ventilation ne suffit pas toujours à évacuer l’humidité.
Le compromis qui marche : mélanger les deux
Une solution fréquente consiste à carreler la zone humide et à poser du parquet ailleurs, avec un raccord dessiné proprement. Cela demande d’anticiper les niveaux : le carrelage collé et son étanchéité n’ont pas la même épaisseur qu’un parquet et sa sous-couche. Cette différence se règle au moment de la préparation du support, pas au moment de la pose.
Et le carrelage effet bois ?
Le grès cérame imitant le bois a fait d’énormes progrès : lames longues, relief, veinage irrégulier. Il apporte l’aspect du parquet avec le comportement du carrelage, ce qui en fait le choix par défaut dans une salle d’eau. À condition de choisir un modèle avec suffisamment de variations d’un carreau à l’autre, sinon la répétition du motif trahit l’imitation.
Le support décide encore
Quel que soit le choix, c’est le support qui conditionne la durabilité. Sur plancher bois à l’étage, un carrelage demande une désolidarisation et une étanchéité en zone humide ; un parquet demande un support stable et sec. Un sol mal préparé fera grincer le parquet et fissurer le carrelage, et aucun revêtement ne rattrape cela.
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Questions fréquentes : carrelage ou parquet
Peut-on mettre du parquet dans une salle de bain ?
Oui dans la zone sèche d’une pièce bien ventilée, avec un bois adapté et un entretien régulier. Dans la douche et ses abords immédiats, le carrelage avec étanchéité reste le seul choix raisonnable.
Le carrelage effet bois est-il convaincant ?
Sur les modèles récents, oui, à condition de choisir une série présentant de vraies variations d’un carreau à l’autre. La pose compte aussi : un décalage régulier trahit moins l’imitation qu’un alignement parfait.
Le carrelage est-il forcément froid ?
Sous le pied, il est plus frais que le bois. Avec un plancher chauffant, la question disparaît complètement, et le carrelage devient même le meilleur conducteur pour ce type de chauffage.
Peut-on poser du parquet sur un ancien carrelage ?
Souvent oui, en flottant, si le sol est plan et sec. En salle de bain, la question de l’humidité du support se pose d’abord.
Quel budget comparer ?
À gamme équivalente, la fourniture est du même ordre. La différence se fait sur la préparation du support, l’étanchéité en zone humide pour le carrelage, et l’entretien à long terme pour le bois.